TOUT SUR L' AUTOPORTRAIT

        L' AUTOPORTRAIT





L' HISTOIRE DE L' AUTOPORTRAIT
http://fr.wikipedia.org/wiki/Autoportrait

Moi ! Autoportraits du XXe siècle
http://www.estampille-objetdart.com/referencement/moi-autoportraits-du-xxe-siecle-l-objet-d-art-n-11-sp-du-01-04-2004-hors-serie.html


L'AUTOPORTRAIT FÉMININ DANS L'ART
http://www3.france-jeunes.net/lire-l-autoportrait-feminin-dans-l-art-23942.htm


L'autoportrait: Rembrandt & Schiele
http://ulik.typepad.com/stabu/2006/09/lautoportrait.html





1) Un article de Marc-J. Ghens.  Novembre 2005
L'art brut - 1. Autoportrait d'une douleur
Première partie (sur 3) : A propos d'une exposition, Musée du Dr Guislain.

http://www.art-memoires.com/4lmqtro/lm5860/58mgdouleurart.htm


2) Une série de Marc-J. Ghens.  Décembre 2005
La douleur comme autoportrait - Partie II
A l'occasion d'une exposition au Musée du Dr Guislain     

http://www.art-memoires.com/4lmqtro/lm5860/58mgdouleurart.htm


3) Une série de Marc-J. Ghens.  Janvier 2006
La douleur comme autoportrait - Partie III
A l'occasion d'une exposition et d'un colloque au Musée du Dr Guislain     

http://www.art-memoires.com/4lmqtro/lm5860/60mgdouleurartrois.htm







12 décembre 2005  " Autoportraits "
A la National Portrait Gallery, à Londres,
jusqu'au 29 Janvier.

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2005/12/12/2005_12_autoportraits/









Autoportrait, le moi

Lorsque je tire mon autoportrait, suis-je la photographe ou l'objet ? Certainement les deux. Mais alors comment montrer le point de vue unique et faux qu'il y a à faire son autoportrait ? En ayant recours à la mise en scène et au collage. Je suis à la fois modèle et photographe. Le fait que les images et leurs reflets ne se correspondent pas affirme mon identité et l'impossibilité de l'image à saisir mon identité en-tière. Mon moi est mouvant, la tentative de me saisir est vaine. Mon seul recours à me représenter dans le mouvement passe par une démultiplication d'images fixes, dans une narration tronquée. Mais ainsi mise en scène, je ne peux que constater les limites de la démarche. Je suis figée dans cet espace, je me rappelle par la même occasion de ma mortalité et du caractère dérisoire de cette tentative. Pour poursuivre cette idée, je choisis alors de mettre en avant cette formulation de la mort, de l'absence. Je décide de mettre en scène cette disparition de la scène de photographie en photographie. Ainsi de photo en photo, je deviens de moins en moins multiple. J'apparais un peu plus dans le sens où j'affirme l'unilatéralité de vue de l'autoportrait et je disparais un peu plus par cette démarche qui s'éloigne de la multiplicité des points de vue pour me révéler au spectateur dans un ensemble cohérent.

Le photographe est lui aussi un objet, codamné à n'être qu'un oeil comme l'appareil photographique. A ce propos il n'est pas anodin qu'un des premiers autoportraits de l'histoire de la photographie est été l'image d'un cadavre d'un homme noyé. Son auteur, Hyppolite Bayard, s'était figuré sous les traits d'un mort. J'interprète cela comme la preuve que toute pratique de l'autoportrait est un leurre où figure l'absence du cadavre, ici d'Hyppolite Bayard, puisque ce dernier ne devait disparaître que trente-sept ans plus tard.

En accomplissant l'acte de déclencher, j'ai certainement obtenu la plus significative des images de moi, sans cesse disparaissant du cadre, du décor, de l'image...

"Apparaître en disparaissant, disparaître en apparaissant." (Paul Ardenne, L'image-corps, 2001).

Léa Minangoy (en référence à l'atelier photo-graphie)

Le travestissement, maquillage et jeux de miroirs

L'homme n'est pas susceptible de se changer en femme pourtant il peut le faire s'il le déisre. Ce n'est pas dans l'ordre des choses et de la nature mais c'est possible grâce à des techniques. Le point de vue s'impose puisque l'Homme à une faculté de penser, d'agir selon ses propes désirs. Se transformer implique une réfelxion sur soi, sur ce qu'on ressent même si ce n'est qu'une apparence. On peut parler de travestissement. J'ai donc associé le mot maquillage au mot travestisme. Un maquillage fait de ma main face à un miroir. Une main assez grossière et maladroite qui maquille . Un maquillage donc qui ressemble à ce que cet homme, ce fait de cette transformation :

1/ le visage : avec un fond de teint en stick (couleur légèrement plus fonçée que le teint normal du visage) appliqué partout sur le menton, le nez et le cou inclus.

2/ les lèvres : choisir un rouge suivant votre couleur de cheveux et un contour de lèvres. Tracer le contour des lèvres avec le pinceau ou le crayon à lèvres (d'une couleur légèrement plus fonçée que le rouge lui-même). Tracez les hauteurs de lèvres plus hautes que celles de vos lèvres si vous désirez un effet pulpeux ou arrêter votre contour avant le coin des lèvres si vous désirez une bouche plus petite. Passr votre rouge sur les lèvres.

3/ les yeux : selon le jour ou la nuit, estompez ou prolongez vos tracés de fard à paupières avec un peu de blanc.

4/ fard à joue : blushs, juste sous les pommettes en dépassant un petit peu.

De nombreux artistes se servent de ce moyen qu'est le maquillage pour se travestir. Prennons l'exemple de Cindy Sherman avec sa dernière série de photographies Untitled. Elle se représente en douze personnages, des femmes exagérement maquillées. Ces portraits examinent les tentatives des femmes pour défier, nier, ou du moins ralentir le vieillissement, tout en suggérant les petites désillusions et les tragédies mineures enchâssées dans l'histoire personnelle de chacune d'elles.

Dans cette série,c'est le maquillage exagéré qui m'a intéréssé car quand je me suis maquillé, j'ai eu tendance à trop en mettre.Seulement ce qui était involontaire au début est devenu volontaire par la suite dans la dernière photographie.

C'est donc une série de cinq photographies que j'ai prises devant un miroir. Le miroir est l'objet indispensable de ma transformation physique. C'est par lui et à travers lui que je me travestis. Il y a alors un jeu dans le miroir, avec moi et un autre moi. Dans un miroir on s'expérimente, on se cherche, on se déguise et on se transforme. Le regard face à lui-même et à ce qu'il représente.

Benoît Loncan (en référence à l'atelier photo-graphie, titre : miroir)

références :

La Société des Clônes à l'ère de la reproduction multimédia, Rieusset-Lemarié Isabelle, Paris, Actes Sud, 1999.
"Acteurs de synthèse et théâtres électroniques", Théâtre et cinéma, ouvrage collectif, Béatrice Picon-Vallin, éd. du CNRS.

les films de l'artiste Matthew Barney : le cycle Cremaster

Soi-même comme un autre, Paul Ricoeur, Seuil, Paris, 2000.
Le réel et son double, Clément Rosset, folio Essais, éd. Gallimard, 1976.
Le Moi Peau, Anzieu D.,Paris, Dunod / Bonafoux P.
L'inquiétante étrangeté et autres essais, Paris, Gallimard
"Le stade du miroir comme formateur de la fonction du JE", Ecrits, Lacan J., Paris, Seuil

Identité, autoportrait et numérique :
www.incident.net/hors (hors série sur l'autoportrait)

   
   





Article ajouté le 2007-09-14 , consulté 145 fois

Commentaires


la fée site : lesetoiles.blog4ever.com | le 02/04/2008 à 06:18:04
je suis complètement sous le charme... j'adore ce travail et cette vision des choses!

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